Gouvcamp Paris Quebec Geneva 10 April 2012 – http://parlement-et-citoyens.fr (version française en bas)

At the Assemblée nationale, Salle Lamartine, Paris

What was it?

Last week, there was a very interesting conference discussing how to promote open government in the French-speaking world. Attending was a very diverse group of citizens, democracy advocates, locally elected officials, members of parliament, researchers (sociology, political science, economists, etc.) developers, activists, civil servants et al. The choice of venue in the Assemblée nationale suggested a real desire to connect grass-roots and high-level policy makers. There were representatives from a range of countries: Tunisia, Switzerland, France, Belgium and Quebec.

Basically

Participants want more open data, more open government and more participative processes in the search of:

  1. Transparency
  2. Participation
  3. Collaboration

Regret, expressed candidly and honestly, about the slow uptake of open government principles in the French-speaking world should be applauded for its self-awareness and its high potential for sparking change; as should the rigour and analysis both of the impact and of the implications of open government in these countries.

Tools showcased

Factors of resistance were expressed during the conference that explain to some extent the tentativeness and nervousness of projects aiming to introduce more open government into French-speaking politics. There are undoubted benefits to the tools explained below:

  1. greater access to information that influences decision-making and lawmaking via a very navigable, aesthetically pleasing website that also enables comments and contributions from one and all (Parlement&Citoyens);
  2. targeting better informed and reasoned choices in election campaigns through a visually stunning website comparing candidates and all their declarations, statements, interviews, debates etc. (www.voxe.org) (as an aside – hackathons organised by Voxe push the boat out a lot more, searching for innovation in open government);
  3. enhanced, more widespread, and easier access to normally unheard opinions of social networkers, plus breaking down the policies of candidates into understandable chunks, (www.tuttivox.fr) makes the democratic processes of elections more enticing to a wider public.
  4. (www.propx.fr) goes further in my opinion by enabling participants to go beyond the politician’s narrow framing of debate, aspiring more to promote active collaboration in politics rather than the implicit encouragement to do so resulting from the three other tools.
  5. In a different way, Tunisia’s PDP’s Open Congress website promotes collaboration within the existing policy debate by explicitly encouraging debate on major policy themes (www.vousparticipez.com)

And so

The thirst and enthusiasm for open government is clearly there, as is impressive technical skill and design. My congratulations to all concerned on good work in transparency, accountability and initial participation… I’d like to see more work on the collaboration side too now.

Continuation

The next event to follow will be on the 16 May in Montreal: “SmartGouv”, see http://webcom-montreal.com/horaire/e-gouv for anyone interested in attending. Edgeryders will be there Lyne Robichaud @Lyne_Robichaud

Gouvcamp : Paris – Québec – Génève, mardi 10 avril 2012

À l’Assemblée nationale, salle Lamartine, Paris

Réflexions sur la conférence, du point de vue de Malcolm Cox, participant et représentant du projet «Edgeryders» du Conseil de l’Europe

La conférence a eu lieu le 10 avril 2012. Elle s’inscrit dans des perspectives d’actions de gouvernement ouvert (opengov) pour des pays de la Francophonie: le Québec, la France, la Suisse, et la Tunisie. Organisée par le collectif Démocratie ouverte (http://democratieouverte.org/), le débat a exploré les concepts du gouvernement ouvert (démocratie ouverte) et leur application dans les pays francophones (résistances, «menaces» aux gouvernements, signification pour les citoyens, formes, techniques et moyens de l’implémenter). La participation de citoyens, de développeurs (de gouvernement ouvert et données ouvertes, opendata), de décideurs gouvernementaux, de fonctionnaires, de politologues et de sociologues, ainsi que de militants, entre autres, a contribué à une analyse de fond de la théorie de la démocratie, de la philosophie politique, et des mécanismes d’introduction de davantage de démocratie ouverte dans la dimension politique. Des exemples d’initiatives variées expérimentées par différents niveaux de gouvernement (municipal, national, régional, fédéral, et supranational) ont été partagés par des représentants du Québec, de la France, de la Suisse, de la Belgique, de la Tunisie, ainsi que du Conseil de l’Europe.

  • La problématique

Trois principes ou piliers de la démocratie ouverte:

  1. Transparence (information, lutte contre la corruption, facilite la presse) = données ouvertes pour la ré-utilisation des données publiques / DataViz, InfoViz.
  2. Participation (faire avec le citoyen; s’appuyer sur les utilisateurs (consultation; organisation des débats; co-construction de la politique avec le public)
  3. Coopération (faire davantage avec moins (briser les silos; transversalité; organiser des partenariats avec associations, collectivités, et entreprises).

Les participants de cette conférence ont proposé plusieurs outils qui permettraient de faire avancer la démocratie ouverte.

  • Outils de gouvernement ouvert

1.         La maquette de l’outil opengov «Parlement&Citoyens»

Cet outil sert à permettre aux citoyens de suivre le processus d’une proposition de loi. En plus de fournir la possibilité de consulter les documents informant les députés sur les propositions, l’outil permet au citoyen de fournir de sa propre information et commentaires. Ceci permet de mieux informer les députés. Une masse critique peut être atteinte, ce qui permet aux élus de travailler et d’échanger. En somme, Parlement&Citoyens élabore des espaces virtuels pour que se créent des contributions par tout le monde sur des propositions de lois: des sources, des avis, des expertises, des statistiques et des analyses sémantiques.

Suggestions:

*          www.vousparticipez.com –  En Tunisie, les citoyens peuvent s’exprimer directement aux élus – proposition du parti PDP en Tunisie.

*          www.opendata71.fr – Un département en France a élaboré un projet bien conçu de données ouvertes qui mérite d’être reconnu et imité. On peut lire sur leur site: «Cette initiative est une première en France pour un Département. À terme, elle doit inciter d’autres collectivités à se lancer à leur tour dans l’ouverture de leurs données numériques.»  Bravo! Nous leur souhaitons une très bonne continuation.

2.         www.voxe.fr

Voxe effectue une recherche sur tous les positionnements des candidats aux présidentiels 2012, et ensuite génère une synthèse des commentaires, vidéos, propositions. Le site Internet permet de comparer les candidats sur les différents thèmes abordés dans les débats politiques. L’outil aide les électeurs à mieux comprendre et comparer de façon plus efficace, d’être beaucoup mieux informés, de pouvoir exercer leurs choix d’une manière plus participative, plus relevante, et plus légitime. Également produit pour les présidentielles russes 2012 et les présidentielles 2008. Voir les activités «Hackathon», qui consistent en  d’excellentes initiatives de faire émerger de l’innovation et du changement dans les données ouvertes.

3.         www.propx.fr

Des politiciens répondent à un outil qui présente les idées des citoyens. Des propositions, des projets de loi qui partent de la base (bottom-up), voilà un bon pas vers une contribution enrichissante et plus participative des citoyens. Le projet représente un effort d’établir davantage de coopération mentionnée comme le troisième pilier du gouvernement ouvert. Ce projet devrait également être vivement  encouragé.

4.         http://tuttivox.fr/

Sur Facebook, ou bien sur n’importe quel réseau bien répandu et exploité, Tuttivox permet aux utilisateurs de voter sur une vaste gamme de propositions de loi et de projets de loi. Les données sont analysées quantitativement et présentées en synthèse afin de générer des rapports de l’opinion publique des internautes. Le projet peut attirer un plus grand public à s’intéresser à la politique. Bon courage!

5.         http://edgeryders.ppa.coe.int

J’ai également souligné le projet Edgeryders piloté par le Conseil de l’Europe. Ce projet, axé sur la participation et collaboration, permet de véritablement reconnaître le citoyen en tant que «fournisseur de solutions». Ce projet permet aux autorités gouvernementales de voir à travers les yeux des jeunes. Ce groupe de réflexion a été créé dans le but d’améliorer les politiques publiques.

  • En conclusion

La création d’outils très esthétiques témoigne d’un enthousiasme pour la démocratie ouverte. Quoiqu’il y ait eu des réserves et des résistances exprimées lors de cette conférence, cela offre l’opportunité d’enclencher un débat important sur l’évolution de la politique. Or, le reste du monde progresse très rapidement vers le gouvernement ouvert, et afin de ne pas être laissé loin derrière, il faudrait qu’il survienne beaucoup plus d’innovation, et que des pratiques concrètes de données ouvertes et de la démocratie ouverte soient explorées prochainement.

La suite de cet évènement aura lieu à Montréal le 16 mai 2012: il s’agit du «SmartGouv» (http://webcom-montreal.com/horaire/e-gouv), pour celles et ceux qui voudraient y participer. L’équipe Edgeryders du Conseil de l’Europe sera de la partie, avec Lyne Robichaud en tant que paneliste. Le SmartGouv sera diffusé en direct sur Internet. Pour plus d’information, contacter: sur Twitter @Lyne_Robichaud, par courriel robichaud.lyne@hotmail.com.

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